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La route mandarine

Au coeur du Vietnam un parcours sur la route mythique qu'est la route mandarine, à la rencontre d'une population au carrefour des deux grandes civilisations asiatiques, la chinoise et l'indienne.

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Si vous avez l'occasion de voyager de Saigon à Hà-Nôi en voiture, vous serez obligé de prendre la "route mandarine" ( ou la route No 1 ) car c'est la seule qui existe sur le réseau routier du Viêt-Nam. Ce nom "route mandarine", on le doit aux Français qui l'ont appelé car c'était la route prise autrefois par les mandarins et les hauts fonctionnaires pour voyager rapidement et aisément entre la capitale et leurs provinces.

 

 

 

Le Dai Viêt fut rebaptisé Viêtnam en 1804. L’État, épuisé par des décennies de guerres, fut restauré par Gia Long et ses successeurs : Minh Mang (1820-1840) et Thieu Tri (1840-1847). La fiscalité, la justice (code Gia Long de 1812), l’armée furent réformées et de grands travaux furent entrepris, comme le percement de la route mandarine reliant la frontière chinoise au Cambodge. Parallèlement, s’opérèrent les transformations annonciatrices des grands bouleversements que connut le Viêtnam au XXe siècle. Les commerçants et les missionnaires français se réinstallèrent, mais des persécutions à leur encontre et contre les Vietnamiens convertis se multiplièrent.

Le Vietnam venait tout juste d'être réunifié ou plus exactement de réaliser sa première véritable unification, au terme de la longue marche des paysans soldats vietnamiens vers le sud. Sous Gia Long, de grands travaux furent initiés ou accélérés. Ceux-ci concernaient notamment la construction de la route mandarine, reliant la capitale, Hué, à Hanoi et Saigon, les deux pôles septentrional et méridional du pays, tout comme l'aménagement des citadelles de Hué et d'autres villes. Dans ce cas, des marins et aventuriers ainsi que des ingénieurs français furent impliqués. Associée à l'action particulièrement zélée des missionnaires, leur présence contribua à la propagation du catholicisme parmi la population, notamment parmi des opposants au régime.

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